Améliorer la qualité des échanges…une mission et un défi ! Retour aux newsletters

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Depuis plus de 20 ans, nous sommes particulièrement soucieux des usages de la messagerie sécurisée. Nous souhaitons accompagner nos utilisateurs pour ce qui concerne le bon usage de la messagerie et le format d’échange des données de santé. Nous réalisons un effort de communication avec les Apicryteurs au travers d’actions plus spécifiques afin d’informer les émetteurs et récepteurs de données sur le bon usage de cette messagerie ou tout simplement de leurs outils informatiques.

Nous savons communiquer, alors communiquons mieux ! Dans la pratique, ce sujet est extrêmement complexe tant il fait intervenir des acteurs différents.
 - L’APICEM, qui fournit un service de transport de données grâce à la messagerie APICRYPT qui n’est actuellement pas en mesure de « contrôler » les données qui sont transportées par ce système.
 - Les pouvoirs de l’État, dont l’une des nombreuses missions vise à harmoniser l’échange des données de santé.
 - Et enfin les éditeurs de logiciels métier (près de 400 dans nos bases de données) qui, faute de coordination à plus haut niveau, produisent des solutions différentes soit propriétaires, soit basés sur des standards dont les évolutions ne sont parfois pas prises en compte et dont la qualité des développements est très variable.

Le PDF est l’endroit où s’en vont mourir les données du patient…*
​Le PDF n’est qu’un pis-aller, n’importe quel informaticien est capable de le modifier et/ou de l’altérer. Dans l’immédiat, seul le format texte (.txt), structuré correctement et en utilisant les bonnes tables de caractères**, muni d'un en-tête HPRIM permet une exploitation des données présentes dans le message et la génération d’alerte en fonction de certains seuils (typiquement un INR trop élevé).

Si cette information est présente sous forme de PDF (donc une image bien souvent) aucun logiciel ne pourra l’exploiter correctement. Envoyer les données sous format PDF ne permet que de réduire le délai postal, mais ne réduit en rien le risque d’erreur et augmente le coût de traitement à la charge du destinataire.

L’APICEM n’est pas en mesure, à l’heure actuelle, de contrôler le format des données échangées au travers du système APICRYPT. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’APICEM a produit le système APICRYPT V2 (actuellement en attente d’agrément HDS). Ce système permettra à l’APICEM d’améliorer l’échange d’information de par la mise en œuvre d’un service de normalisation des données.

Dans l’intervalle, nous ne pourrons être tenus responsables si vos correspondants se plaignent de caractères exotiques sur vos envois. Nous vous invitons donc à vous rapprocher de votre éditeur afin qu’il intègre dans votre logiciel métier les dernières versions des composants APICRYPT.

Nous souhaitons travailler avec les autorités compétentes afin d’améliorer la structuration des données et d’établir des standards d’interopérabilité concernant les données médicales (HL7, XML). Nous ne pouvons continuer à avancer seuls sur ce dossier. Il est grand temps que les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur incombent ou assument les conséquences graves que pourrait engendrer leur inertie. Des contacts ont été pris, mais ils sont peu fructueux pour le moment.

Le défi de la lutte contre les SPAMs :Quels que soient les objets des SPAMs que nous interceptons (invitation à une réunion, préparation de thèse…), ces envois groupés sont souvent liés à un manque de formation de la part de l’émetteur. Cela devient épuisant tant ils sont quotidiens.

L’APICEM met en place une politique d’accompagnement pour les utilisateurs et les établissements qui souhaitent communiquer sur la charte de bon usage de la messagerie professionnelle APICRYPT : Guide des bonnes pratiques (PDF)

Notre mission va plus loin…Par ailleurs, nous travaillons à l’élaboration d’un module de formation et de sensibilisation à l’usage des messageries sécurisées en santé et destiné aux professionnels de santé, aux étudiants ainsi qu’aux maîtres de stage.

L’intérêt de la messagerie électronique est d’améliorer et de sécuriser l’exercice médical. C'est notre combat depuis maintenant 20 ans. Cela est parfois éprouvant, voire décourageant, mais justifié par l'intérêt de nos patients et la sécurisation de l'exercice médial. Les premiers procès visant des praticiens mis en cause dans un défaut de communication sont portés à notre connaissance, avec parfois des conséquences dramatiques pour le patient et la mise en cause brutale des professionnels.

* Citation de Philippe AMELINE
** Tables de caractères : correspondance entre un symbole et un code numérique.
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